Pages

ACTUELLEMENT DANS LES SALLES

Incognito

Dans les années 90, Lucas et son groupe de rock remplissent péniblement le café où ils se produisent tandis que Francis, mime, vide carrément la salle. Dix ans plus tard, ce dernier habite chez Lucas, à qui la chance va enfin sourire.

Ce vaudeville, à défaut de révolutionner le genre, remplit honorablement sa mission: faire rire. Bénabar, vrai chanteur dans la vie, joue sa partition, tandis que Franck Dubosc, en pique-assiette professionnel, semble s’amuser sans pavoiser. Pas de quoi s’extasier mais j’ai vraiment vu pire...


De : Eric Lavaine 1h34

Avec (entre autres) : Bénabar, Franck Dubosc, Jocelyn Quivrin, Isabelle Nanty, Anne Marivin

X-Men Origins : Wolverine

Deux frangins, soldats dans l’armée américaine, ont des problèmes de disciplines et des griffes qui leur sortent des mains. Un officier à l’air vicieux les recrute pour une unité spéciale.

Le héros aspire à la tranquillité, mais il est aspiré par les problèmes. Le scénario n’offre rien de très original, si ce n’est une galerie de personnages aux pouvoirs divers. Les scènes d’action ponctuent régulièrement le film mais bien que l’ensemble soit assez répétitif, on ne voit pas passer la première heure et demie. La conclusion s’étire malheureusement de manière un peu superflue. À voir si on n’a rien de mieux à faire.


De : Gavin Hood 1h45

Avec (entre autres) : Hugh Jackman, Liev Schreiber, Will i Am, Lynn Collins, Dominic Monaghan

Un été italien [Genova]

Après le décès accidentel de sa femme, Joe décide de partir vivre en Italie avec ses deux filles.

La ville de Gênes tient un rôle important dans ce film, comme le laissait présager le titre original. On la découvre en même temps que les personnages qui s’y perdent en tentant de se retrouver. Car cette ville si vivante (surtout pour des américains à peine débarqués) s’oppose totalement à la mélancolie qui habite les protagonistes. La chaleur de l’été et des italiens affronte le deuil qui a gelé leur coeur. Tourné caméra à l’épaule, le film nous plonge au plus près des personnages, avec qui on partage les douleurs et dont on comprend les difficultés à partager un nouveau quotidien. Cette histoire se révèle émouvante malgré la platitude du récit.


De : Michael Winterbottom 1h34

Avec (entre autres) : Colin Firth, Hope Davis, Perla Haney-Jardine, Catherine Keener

Dans la brume électrique [In the electric mist]

Dans les environs marécageux d’une Nouvelle-Orléans encore traumatisée par l’ouragan Katrina, le corps d’une jeune femme est retrouvé. Le détective Dave Robicheaux mène l’enquête.

Le scénario de ce film promène Tommy Lee Jones (dans le rôle du policier chevronné) entre l’hostilité du bayou, les dangers du milieu criminel, le confort de sa famille et les rêves éveillés. La recherche de l’assassin tient en haleine mais l’on s’éloigne parfois un peu trop de l’intrigue. L’ennui guette et se permet quelques incursions malgré les qualités du film que sont l’interprétation des acteurs et l’ambiance générale, chaude et humide comme la Louisiane.


De : Bertrand Tavernier 1h57

Avec (entre autres) : Tommy Lee Jones, Peter Saarsgard, Mary Steenburgen, John Goodman

Oss 117 Rio ne répond plus

À Gstaad, dans un joli chalet montagnard, Hubert de la Bath, agent secret au service de la république française, prend du bon temps et profite des jolies femmes qui l’entourent... Jusqu’à l’irruption d’hommes armés.

Dans cette comédie française, la précision se ressent dans tous les domaines. Les costumes, les décors, les dialogues créent un univers à la mesure de son héros, un agent secret d’une stupidité qui n’a d’égale que sa prétention. J’ai utilisé douze rires différents pendant le film, c’en était épuisant. (Mal)heureusement, ça se calme sur la fin. Une telle débilité assumée se révèle en ce cas jouissive, ce qui est un petit exploit cinématographique.


De : Michel Hazanavicius 1h40

Avec (entre autres) : Jean Dujardin, Louise Monot, Reem Kherici, Alex Lutz

Fast & Furious 4

Une bande de conducteurs chevronnés menée par un type à gros bras (Vin Diesel) s’attelle à voler des remorques sans le camion et presque sans appuyer sur le frein.

Après trois opus, il était temps pour moi de combler cette lacune cinématographique et de me plonger enfin dans l’univers de Fast & Furious. Ici, tout tourne autour des voitures, et surtout la caméra, qui filme les jantes et les moteurs avec autant d’amour que les paires de fesses anonymes qui s’agitent au rythme d’une bande-son hip-hop latino.

Le scénario simpliste, incluant trafiquants de drogue et FBI n’est qu’un prétexte aux courses de bolides. Ici et là, on a saupoudré quelques dialogues mais ceux-là n’ont d’autre prétention que d’assurer les transitions. Un humble divertissement, en somme.


De : Justin Lin 1h40

Avec (entre autres) : Vin Diesel, Jordana Brewster, Paul Walker, Michelle Rodriguez

Ponyo sur la falaise [Gake no ue no Ponyo]

Un drôle de petit poisson, rouge, a des envies d’ailleurs. À côté de lui, un bonhomme dégingandé à crinière déverse un flot de couleurs dans les profondeurs de l’océan, juché sur son sous-marin.

Dans ce dessin animé de Hayao Miyazaki, l’histoire mélange conte de fée et fable écologiste. Ce film parle à mon âme d’enfant, il lui susurre des mots feutrés, il me rend mon innocence et m’inocule une irrépressible bonne humeur. On se perd dans l’immensité aquatique et ses mystères éternels et les mots m’échappent. Les images sont belles et riches comme des mannequins de renom, les personnages sont attachants comme des lacets, les dialogues éclairés comme une prairie sous la pleine lune...


De : Hayao Miyazaki 1h41

Avec (entre autres) : Hiroki Doi, Tomoko Yamaguchi, Yuria Nara

Les trois royaumes [Chi bi]

En l’an 200 de notre ère, le seigneur de guerre Cao-Cao, aux ordres de l’empereur, entreprend de soumettre les seigneurs renégats afin d’unifier la Chine. Pour éviter une défaite probable, ces derniers envisagent une alliance.

Pendant plus de deux heures, les protagonistes rivalisent d’ingéniosité pour élaborer les stratagèmes qui leur permettront d’obtenir la victoire. Les milliers de soldats lancent des milliers de flèches, combattent à l’épée, à mains nues. Ils naviguent, ils chevauchent, ils courent, ils découpent, ils tuent, ils meurent...

John Woo, pour son premier film chinois en vingt ans, livre une fresque hollywoodienne avec une multitude de personnages, une infinité de figurants, des décors grandioses et un sujet historique. Passée une certaine confusion causée par la densité de l’intrigue,

je fus totalement happé par l’intensité de l’action. J’en ressors presque fatigué.


De : John Woo 2h25

Avec (entre autres) : Tony Leung Chiu Wai, Chen Chang, Takeshi Kaneshiro, Fengyi Zhang

La première étoile

Pendant que la mère courageuse gagne de quoi faire les courses, le père paresseux perd aux courses... Son épouse amoureuse mais amère l’oblige à tenir sa dernière promesse: emmener leurs trois enfants au ski.

La bonne humeur est de rigueur dans cette comédie réalisée et interprétée par Lucien Jean-Baptiste. Les personnages se montrent sympathiques malgré les difficultés que le scénario leur impose. Néanmoins, il apparaît presque impossible de rire franchement car le réalisme de l’ensemble, la description de la pauvreté et l’usure du couple notamment, appartiennent au drame plus qu’à la comédie. La musique sirupeuse qui souligne les moments d’émotion ne rend pas l’ensemble meilleur.


De : Lucien Jean-Baptiste 1h30

Avec (entre autres) : Lucien Jean-Baptiste, Firmine Richard, Loreyna Colomba, Ludovic François, Jimmy Woha-Woha

Prédictions [Knowing]

En 1959, une étrange petite fille couvre de chiffres une feuille de papier. Cinquante ans plus tard, un petit garçon la récupère et son père (Nicolas Cage), chercheur au M.I.T (Massachusetts Institute of Technology, une université très réputée dans le domaine scientifique), découvre le lien entre ces chiffres et le titre du film.

Tout débute dans une ambiance mystérieuse, voire mystique, le héros pose des questions existentielles, propose une réponse, et puis finalement, non, il avait tort. La suite mélange science-fiction et film-catastrophe et je suis témoin : le mariage n’est pas des plus heureux. Les invraisemblances du scénario ont leur part de responsablité dans cet échec. Après The Crow, le réalisateur-scénariste Alex Proyas avait tourné l'alambiqué Dark City (dont on retrouve dans Prédictions quelques figures effrayantes et totalement inopportunes) et l'acceptable I, Robot. Son prochain film, je n’irai pas le voir.


De : Alex Proyas 2h02

Avec (entre autres) : Nicolas Cage, Rose Byrne